Le voyage onirique


Savez-vous ce que veut dire "jubjoter" ?

Un mot que l'éditeur de texte souligne en rouge pour bien me faire comprendre

qu'il en fait pas partie de son vocabulaire, déjà pour commencer !

 

Combien de fois ai-je jubjoté*...

Il est de ces rêves dont on ne voudrait jamais sortir.

Insupportable est alors cet instant où, au petit matin, vous vous réveillez subitement,

alors que votre putain de rêve n'était pas fini, bon sang !

À plus forte raison qu'une chose merveilleuse y était sur le point de se produire !

Vous reprenez alors bien (trop) vite conscience du monde réel,

avec dans la tête et dans le corps ce goût (très) prononcé d'inachevé.

Vous n'avez alors plus qu'une seule envie, qu'un seul désir ; vous ré-endormir et retourner là où vous étiez il y a dix secondes à peine, afin de poursuivre et mener à son terme cette magnifique aventure onirique.

Et si vous pouviez par la même occasion y rester pour l'éternité, tant c'est magnifique,

ça ne serait pas de refus, non ?

Seulement voilà, quand bien même vous y retournez, vous voilà projeté dans une toute autre histoire...

 

Il paraît qu'on reçoit en rêve un message par nuit.

Il paraît aussi qu'on se rappelle d'autant mieux de ses rêves qu'on se pose des questions importantes...

Voilà qui est intéressant !

Surtout pour un bonhomme comme moi qui s'en pose énormément depuis toujours.

Et qui, justement, se rappelle très bien de ses rêves...

Et qui n'attend qu'une seule chose chaque soir dans son grand lit avant de s'endormir :

retourner vivre les grandes chevauchées fantastiques dont il est le héros chaque nuit,

dont il se rappellera bien sûr chaque détail, chaque seconde.

Dont il couchera sur le papier chaque fragment des plus grands.

Ce n'est pas tant que je n'aie jamais tenté de tous les écrire,

que le temps nécessaire pour mener à bien cette tâche qui m'a fait renoncer,

tant les fragments de chacun d'eux étaient nombreux.

 

C'est donc les récits des plus grands que je vous livre ici.

 

 

*Jubjoter : Émerger d'un rêve sans avoir la fin et tenter d'y retourner pour connaître la suite.

 


Retour vers mon père

Automne 2015.

 

La première fois que je l'ai vu – ou plutôt revu si je puis dire – je me suis demandé

si je n'avais pas quelques problèmes oculaires.

La nuit tombait calmement sur cette grande plage de Mauritanie.

J'étais là, sans trop savoir comment ni pourquoi.

Je n'allais cependant pas tarder à le savoir – du pourquoi bien plus que du comment.

 

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Évorine au purgatoire

Été 2013.

 

Évorine, peu après sa mort, m'est apparue deux fois en rêve. En seulement trois petits jours...

C'était vraiment étrange ; l'impression tenace qu'il ne s'était en fait aucunement agi d'un rêve.

Qu'elle m'était véritablement apparue...

 

 

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La maison-cathédrale

Décembre 2003.

 

Je n'ai pas le souvenir de ce à quoi elle ressemblait de l'extérieur.

Tout ce dont je me souviens, c'est de sa beauté intérieure.

 

Tous les sols de cette maison, les murs, les colonnes et les balcons intérieurs sont en pierre blanche.

Une pierre d'une solidité telle, qu'on ne peut la voir et la ressentir qu'en rêve...

Son hall d'entrée, gigantesque, fait office de salon, séjour et salle à manger.

Le tout est baigné d'une lumière d'une blancheur surprenante, laquelle, partant du hall, irradie toute la maison.

De ce hall partent plusieurs escaliers, certains droits, d'autres en colimaçon,

menant tous à un dédale de couloirs sans fin.

J'emprunte l'un de ces escaliers, puis ces couloirs,

passant devant d'innombrables portes, fermées à clé pour la plupart.

Ces mêmes portes qui pourtant ouvrent sur des salles stratégiques,

dans lesquelles, j'en suis sûr, se trouvent les réponses à toutes mes questions...

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Fred Albarane, écrivain et artiste

31000 TOULOUSE

 

contact@fredalbarane.com